Posté le 09.06.2008 par coeurdefemme
Lorsque j'étais jeune et belle,
Tu n'as pas voulu de moi.
Aujourd'hui, aigrie et vieille,
Je n'ai plus besoin de toi.
J'ai souvent cru te toucher,
Mais tu n'as fait que passer.
Les autres t'ont toujours intéressé,
Moi, tu ne m'as jamais regardée.
Comme j'aurais pourtant aimé
Une épaule sur qui pleurer,
Aux moments difficiles de la vie,
Dans les épreuves et dans les ennuis.
J'ai passé des années à te chercher
Sans jamais parvenir à te trouver.
Tu sais, je ne t'en veux même pas,
C'était il y a bien trop longtemps.
Le malheur,
J'ai su le surmonter sans toi,
Ô bonheur,
Pourquoi m'avoir fuit si souvent.
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Posté le 09.06.2008 par coeurdefemme
Mon enfance n'a été que souffrance,
Je ne connais pas le mot "espérance".
L'alcool, celui qui détruit tout un être,
Fut l'ami de mon père et de ma mère.
J'ai enduré tous leurs caprices,
L'humiliation et les sévices,
Les injures, les coups, les larmes,
Celles qui laissent des bleus à l'âme.
J'étais l'orphelin, le mal aimé,
Celui qu'ils n'ont pas procréé.
Quand j'ai appris l'accident, leur mort,
C'était comme une vengeance,
Mon premier jour de chance,
J'ai souri, je n'en ai aucun remord.
Qu'elle sera ma vie demain ?
J'ai peur du mal, j'ai peur du bien.
J'entends encore leurs cris qui résonnent.
Je ne suis rien, je ne suis personne,
Si on m'avait tendu la main,
J'aurais pu devenir quelqu'un.
Posté le 09.06.2008 par coeurdefemme
Elle glisse le long des carreaux,
Par une triste journée d'automne,
C'est la bergère et son troupeau,
Celle que les écoliers fredonnent.
Elle est l'effet d'un dur labeur,
Pour un métier qui tient à coeur.
Une patience qui se lasse,
Elle fait déborder le vase.
Elle remplira vos yeux,
Dans un fou rire joyeux.
Mais dans un grand désespoir,
Elle roulera sur vos joues,
Pour mourir dans un mouchoir.
Et là, on ne l'aime pas du tout.
Elle est la joie, elle est la peine,
Elle varie, pourtant elle est la même.
La pluie, la colère ou la douleur,
Pour chacun, elle viendra à son heure.
Posté le 03.02.2008 par coeurdefemme
Existe-t-il vraiment ce paradis,
L'autre côté merveilleux de la vie,
Ce monde tout en couleur,
Sans souffrance, sans horreur,
Où n'existe ni la maladie,
Ni la tentation, ni les envies ?
Ce monde est bien trop beau pour moi,
Je ne le mérite pas je crois.
Pour l'heure mon corps n'est que douleur,
Tout espoir a quitté mon coeur.
Partir, oui j'aimerais bien,
Ce serait la fin de mon calvaire.
Je ne distingue pas la lumière,
Elle est tout au fond du tunnel,
Il suffirait juste qu'elle m'appelle.
La vie ne veut pas me lâcher,
Pourtant, elle ne m'a pas épargné.
Il va falloir encore attendre,
Mais comme ce paradis me tente !!
Posté le 03.02.2008 par coeurdefemme
Je n'étais pas sortie de l'adolescence,
Que tu étais déjà si vivant en moi.
Désormais, il ne me restait plus que toi,
Ma seule raison d'exister, mon espérance,
Juste le droit de pleurer
Sur mon enfance bafouée.
La lutte fut mon lot quotidien,
Mais je n'ai pas lâché ta main.
Je n'ai pas toujours pu te donner
Tout ce que les autres enfants avaient,
Mais la tendresse, un sourire, un baiser,
Ca représente parfois plus q'un jouet.
On a traversé la vie sans lui,
On ne s'en est pas trop mal sortis.
Il n'a pas voulu de moi,
Il n'a pas voulu de toi,
Pour lui n'aies jamais de peine,
Cet étranger, ton père, ma haine,
Surtout ne le regrettes pas,
Il ne nous méritait pas.
Posté le 03.02.2008 par coeurdefemme
C'est vrai qu'il y a une vingtaine d'années,
Je n'ai pas su apprendre à t'aimer.
C'est vrai que j'avais juste seize ans,
J'ai été bien cruelle cependant.
Je voulais danser, rire, m'amuser,
Profiter de mes jeunes années.
Et puis un jour, tu es venu
Avant toi je n'avais connu
Que des amourettes, en somme.
Toi, tu représentais l'Homme,
J'ai eu peur de m'attacher déjà,
Pourtant, tu m'aimais vraiment je crois.
J'ai voulu vivre mon caprice de liberté,
Tout en pensant qu'une fois l'ivresse passée,
Je reviendrais te voir, tu serais là.
Mais le jour où j'ai eu besoin de toi,
Le coeur humilié, tu m'as repoussée.
C'est là que j'ai commencé à t'aimer.
Encore aujourd'hui, malgré les années,
Encore demain, malgré les regrets.
Posté le 03.02.2008 par coeurdefemme
Quand tout va mal dans sa tête,
Il se sent une âme de poête
Il a envie de coucher sur le papier,
Autant de mots que de larmes refoulées.
L'argent ne fait pas le bonheur,
Alors pourquoi son pauvre coeur,
Toujours triste, oublie de sourire,
Et s'attend tous les jours au pire?
Le malheur, il ne le redoute pas,
Il le vit depuis longtemps déjà.
Il a connu des jours sans pain,
Des jours où il n'avait plus rien.
La solidarité qui fout le camp,
Le regard indifférent des gens,
Une main que l'on attend,
Et qui ne se tend pas.
Il a perdu jusqu'au sourire
Pourtant ça ne s'achète pas.
Quand on a connu le pire,
Le meilleur on y croit pas.